Remise de diplômes aux étudiants de l’Université du Sahel Dakar, le 8 juin 2013 au Grand Théâtre National.

Discours du Pr. Mary Teuw NIANE,
Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche

Monsieur le Ministre de la Jeunesse de la République sœur du Mali Excellences, Mesdames et Messieurs les représentants du corps diplomatique Monsieur le Président de l’Université du Sahel
Mesdames et Messieurs les Présidents, Recteurs et Directeur d’Etablissements Honorables invités, chers étudiants,
Mesdames, Messieurs

C’est avec un réel plaisir que viens présider au nom du gouvernement la cérémonie de remise de diplômes des étudiants de l’Université du Sahel, cérémonie qui coïncide avec le quinzième anniversaire de cet établissement.

Mon plaisir est d’autant plus grand que celui qui préside au destiné de cet établissement, a partagé avec moi, trois ans durant, les bancs du lycée Charles de Gaulle de Saint-Louis.

Chers récipiendaires,

La cérémonie de remise diplôme est un moment solennel, un moment émouvant, mais avant tout un moment convivial et chaleureux.

Vous arrivez aujourd’hui à la complète réalisation du projet que vous vous étiez fixé et pour lequel vous n’avez ménagé ni les efforts ni parfois les sacrifices.

Ce succès est donc avant tout un succès pour vous-mêmes. C’est le fruit de votre ambition et de votre volonté. Je vous adresse mes chaleureuses félicitations.

Le Président américain Woodrow Wilson ne disait-il pas un jour que chaque homme sortant d’une université devrait être un homme dévoué à sa nation et un homme de son temps. Je suis certain que les hommes et les femmes qui ont l’honneur d’être diplômés de l’Université du Sahel, continueront à mettre leur personne et leurs talents au service de l’intérêt général.

Dès ma nomination comme ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, il me fallait résoudre le problème récurrent des bacheliers non orientés.

Conscient de la place qu’occupent les institutions d’enseignement supérieur privé dans le paysage éducatif, sur instruction du Chef de l’Etat, j’ai pris la décision d’orienter dans les établissements d’enseignement supérieurs privés tous les bacheliers qui ne sont résorbés par les universités publiques.

C’est ainsi que nous avons fait appel à une dizaine d’établissement dont la vôtre en y affectant des étudiants dans les filières reconnus par le Cames.

L’Université du Sahel, qui s’est lancée très tôt dans la formation des STEM, a été choisie par une bonne partie des bacheliers de la série S2 pour y suivre des études de physique, de chimie et d’informatique.

Ces étudiants qui viennent de boucler 8 semaines de formation, devront dans les trois ans, comme vous, recevoir leur diplôme et intégrer le marché de l’emploi.

Cette volonté du Président de la République consistant à orienter tous les bacheliers semble irréversible. C’est ainsi que nous avons commencé un vaste chantier de construction d’universités dans les régions du Sénégal, mais à côté de ces structures publiques, nous voulons que dans les 5 prochaines années, 50% des bacheliers soient orientés dans les privés. Cela est une forte recommandation de la Concertation Nationale sur l’Enseignement Supérieur, tenue à Dakar du 6 au 9 avril 2013, qui demande l’intégration des EPES dans le cadre d’une construction d’un système national d’enseignement supérieur.

Pour faire face à la massification des effectifs, en plus des infrastructures universitaires, nous allons mettre en place un système d’enseignement numérique qui pourrait permettre à tous ceux qui veulent étudier, de s’inscrire en ligne à l’image des grandes universités du nord.

Ces projets seront facilités avec l’élargissement de la bande passante et la presque accessibilité de l’ordinateur à tous.

Il reste entendu que tout cela doit se faire dans l’état de l’art. C’est ainsi qu’une agence Nationale de la qualité pour l’enseignent supérieur (ANAQ sup) a été mise en place en 2012. Cette agence aura pour fonction principale d’évaluer la qualité de l’enseignement dispensé dans les établissements publics comme privés.

Chers étudiants,

Si le diplôme qui vous sera remis dans quelques instants constitue l’expression de vos mérites, vous êtes sans ignorer que le recevoir ne constitue pas une fin en soi. Vous devez le valoriser dans le milieu professionnel par votre savoir- faire, votre savoir être et votre manière de servir.

Je suis persuadé, que dans les conditions d’employabilité de vos pays respectifs, vous allez en faire un bon usage.

Mesdames et messieurs, chers invités au nom du Premier Ministre, je souhaite à toutes et à tous de passer une bonne cérémonie de remise de vos diplômes.

Je vous remercie.

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